Cathédrale spirituelle et vivante

Messe en l’honneur du « Seigneur des Miracles »

Samedi 27 octobre 2012 à 18h30

Pour la septième année consécutive, cette messe sera célébrée en présence des membres de la Confrérie des Porteurs du Seigneur des Miracles et de toute la communauté latino-américaine d’Île-de-France, plus particulièrement des Péruviens qui vénèrent tout spécialement cette représentation du Christ, Seigneur des Miracles, patron de Lima.

Cette messe sera présidée par Monseigneur Eric de MOULINS-BEAUFORT, évêque-auxiliaire de Paris, en présence du Père César TERRONES, Aumônier de la Communauté latino-américaine de Paris.

La Misa sera celebrada en presencia de los miembros de la Hermandad de Cargadores del Señor de los Milagros y de Co-munidad latinoamericana de Paris, en particu-lar de peruanos que veneran especialmente esta representacion de Jesucristo, « Señor de los Milagros » patron de Lima.

 

En raison de la procession qui précède cette célébration, l’office des vêpres habituellement célébré à 17h45 sera supprimé.

 

C’est ainsi que sera à nouveau portée en procession, depuis le bout du parvis jusqu’au chœur de la cathédrale, à dos d’hommes, cette représentation du Seigneur des Miracles, représentation de plus de trois mètres de haut et plusieurs centaines de kilos.

Es asi que nuevamente la sagrada imagen sera llevada en procesion , desde la esplanada hasta el altar mayor de la Catedral, sobre los hombros de los hermanos, esta representa-cion del « Señor de los Milagros » es de tres metros de altura y varias centenas de kilos.

L’image du Seigneur des Miracles qui sera portée en procession est celle conservée dans l’Eglise Saint-Albert-le-Grand à Paris (122 rue de la Glacière, XIII°).

 

 

Dans son homélie de la première messe dans la cathédrale pour le « Seigneur des Miracles », le 28 octobre 2006, le Père César-Martin Terrones (o.p.), aumônier de la Communauté Latino-americaine de Paris rappelait que pour les péruviens et latino-américains, l’histoire du Seigneur des Miracles est une histoire remontant à plus de 355 ans. C’est une expérience de vie avec Dieu, par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ. Elle est le résultat de l’évangélisation que nos peuples ont reçue des premiers missionnaires arrivés sur notre continent. Ce message de salut est resté gravé dans le cœurs des multiples générations, qui, comme Bartimée, ont trouvé en Jésus-Christ la foi en un Dieu qui nous aime et qui nous sauve. Et il concluait ainsi : aujourd’hui, c’est pour nous l’occasion de répéter la prière plaine de foi de l’aveugle du chemin devant l’image du Seigneur des Miracles : « Seigneur, que je puisse voir ! Que te voie présent tout au long de ma vie, dans les hommes et dans les événements quotidiens, pour y découvrir les signes de ta présence salutaire et de ton appel plein d’amour !

 

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Procession du « Seigneur des Miracles » sur le parvis en 2006
D.R.

Dans un courrier adressé à Monseigneur André Vingt-Trois, le Cardinal Jean-Louis Cipriani Thorne, archevêque de Lima et Primat du Pérou, remerciait l’archevêque de Paris d’accueillir dans la cathédrale Notre-Dame ceux qui, ayant quitté leur patrie à la recherche d’un meilleur avenir, manifestent leur religiosité selon des expressions qui leur sont propres. Il poursuivait en soulignant que pour les limiens et tous les péruviens, penser au Seigneur des Miracles, c’est s’élever à la considération de l’amour du Seigneur pour notre terre. [...] L’histoire de la dévotion bénie au Seigneur des Miracles nous parle de la bonté divine qui s’abaisse au niveau de l’homme et lui fait expérimenter sa proximité à travers les secours portés à ses besoins. C’est ainsi, à cause des merveilles opérées par Dieu en sa faveur, que le péruvien, depuis déjà plus de trois siècles, a appelé Jésus-Christ le Seigneur des Miracles.
A cause de cela, en tant que réponse d’amour, il est important pour le dévot du Seigneur des Miracles de marcher avec Lui, de l’accompagner en procession, pour démontrer amour, gratitude et remerciement.
Le Primat du Pérou terminait ainsi : il est hors de doute que, pour mes frères péruviens qui vivent à Paris, c’est une grande consolation de pouvoir vivre là-bas l’expérience de la procession, d’accompagner l’image du Seigneur, de la porter sur ses épaules, de chanter en son honneur.

 

Le « Seigneur des Miracles »

Par la grâce de Dieu, depuis 1651, le peuple de Lima fait l’expérience, d’une manière particulière, de l’amour miséricordieux de Dieu à travers l’image bénie du Seigneur des Miracles. La main anonyme d’un esclave noir fut le moyen dont Dieu se servit pour que l’image suprêmement bénie du Seigneur Crucifié devienne le centre d’une dévotion qui mène à leur réalisation les paroles prophétiques de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Quand j’aurai été élevé sur la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12,32).

Depuis lors, et chaque fois avec une plus grande intensité, le peuple de Lima a expérimenté la proximité salvatrice de Dieu à travers cette image du Crucifié qu’il a appelée « le Christ des Merveilles ». Et la raison en est que Dieu, l’unique Seigneur, Celui qui a opéré des merveilles dans l’histoire d’Israël, Celui qui a réalisé la grande merveille du salut en rachetant l’homme par l’intermédiaire de la mort et la résurrection de Jésus, a opéré des merveilles à Lima par l’intermédiaire de cette prodigieuse image du Christ en croix, durant plus de trois siècles et demi, et c’est pour cela que le peuple Liménien l’a appelée et l’appelle « le Seigneur des Miracles ».

Combien de miracles ont été attribués à une si vénérable image ! Il y a toute une histoire de miracles qui témoignent que l’image bénie est un signe réel de la bienveillance divine. Mais il y a un miracle toujours nouveau et toujours répété, original et constant : le miracle de la conversion de tant d’hommes et de femmes qui, à travers la contemplation du Christ de couleur, ont découvert ou ont repris le chemin du Salut ! Combien d’hommes et de femmes, durant ces trois siècles et demi, ont découvert l’amour de Dieu pour eux et ont décidé de l’aimer avec sincérité en contemplant cette image bénie ! Comment ne pas être ému en contemplant dans l’image du Seigneur des Miracles le moment suprême de l’amour et du don total du Fils de Dieu pour nous ? Combien d’hommes et femmes de Lima et du Pérou, en contemplant le Seigneur des Miracles, ont été gratifiés du grand miracle de comprendre l’affirmation de l’Apôtre : « Il m’a aimé et Il s’est livré pour moi » (Gal 2,20) !

Le grand miracle du Seigneur des Miracles est que nous nous rappelions constamment l’amour de Dieu pour nous les hommes, l’amour miséricordieux de Dieu qui rachète, qui sauve, qui pardonne, accueille et offre une vie nouvelle. C’est pour cela que nous sommes convaincus que la dévotion au Seigneur des Miracles est le plus grand cadeau que Dieu a fait au Pérou.

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© Godong

Dans cette belle histoire de la dévotion au seigneur des Miracles, une place privilégiée est celle qu’occupe la Confrérie du Seigneur des Miracles des Nazaréennes, antique et méritoire institution qui a pour fonction très importante d’organiser la procession de l’image du Seigneur des Miracles, la plus grande manifestation de foi populaire en notre pays et une des plus grandes expressions de la religiosité populaire du monde entier.

Quelle bénédiction divine et quelle responsabilité que de faire partie de la famille nazaréenne ! c’est là, sans aucun doute, un privilège divin, une vocation qui comporte une mission, la mission d’être témoins de l’amour miséricordieux du seigneur. Un frère nazaréen doit non seulement porter sur ses épaules l’image du Seigneur tout au long des parcours des processions du mois d’octobre, il doit encore porter sans cesse le Seigneur dans son âme, et, avec enthousiasme et courage, il doit être capable de donner le témoignage de l’amour sauveur du Seigneur par sa vie personnelle et par ses paroles. Le frère nazaréen doit se faire chaque jour plus frère du Seigneur, plus semblable à Lui par la mise en pratique de l’amour pour le Père et de l’amour et du service des frères, selon la manière de faire de notre Seigneur Jésus-Christ.

Être témoin de l’amour de Dieu qui fait des miracles c’est là l’identité profonde du frère nazaréen, le but pour lequel il a à travailler, avec acharnement et fermeté, et avec la bénédiction du Seigneur des Miracles. La valeur profonde de la dévotion au Seigneur des Miracles et l’importance de la Confrérie nazaréenne qui porte son nom n’ont guère échappé à la sollicitude pastorale du Vicaire du Christ sur la terre. C’est pourquoi, à l’occasion des 350 ans du culte voué au Seigneur des Miracles, en l’an 2001, le Saint-Père Jean-Paul II, en un geste bénévole, me fit parvenir une lettre, en ma qualité d’Archevêque de Lima, dans laquelle il encourage à une mise en pratique toujours plus fidèle de la dévotion au Seigneur des Miracles. Cette lettre est, sans aucune doute, un remarquable témoignage de l’importance de la dévotion au Seigneur des Miracles sur notre terre liménienne, un engagement de vie auquel le Seigneur nous appelle par l’intermédiaire de son Vicaire sur la terre, et aussi une relique d’un Pasteur universel de l’Eglise désintéressé, généreux et fidèle.

Jean-Louis Cardinal Cipriani Thorne
Archevêque de Lima et Primat du Pérou

 

LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II POUR LE 350éme ANNIVERSAIRE DE LA VENERABLE IMAGE DU « SEIGNEUR DES MIRACLES »

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Procession du « Seigneur des Miracles » à Rome, Place Saint-Pierre en octobre 2003
D.R.

En 2001, pour le 350e anniverssaire de cette vénérable représentation du Christ, le Pape Jean-Paul II exprima au Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima, toute son attention :

A l’occasion des célébrations spéciales qui ont lieu quand s’accomplit le 350éme anniversaire de l’image du Seigneur des Miracles, patron de Lima et vénéré dans le Sanctuaire des Nazaréennes, je désire faire parvenir un salut affectueux à cette communauté chrétienne qui, sous la conduite de ses Pasteurs, rend grâces à Dieu pour les bienfaits reçus durant des siècles et spécialement, pour le don de la foi, renforcée grâce à l’aide de cette dévotion profondément enracinée dans tant de générations liméniennes..
De même qu’autrefois les gens de toute condition et origine, simples ou nobles, reposèrent avec confiance leurs yeux sur le Christ souffrant sur la croix et accouraient avec ferveur à Pachacamilla, ainsi aujourd’hui on invite les chrétiens à ne pas s’en tenir à de simples paroles, mais à contempler le visage du Seigneur, à refléter sa lumière et à le resplendir devant les générations du nouveau millénaire (cf. Novo Millenium ineunte, 16,28).

C’est pourquoi il m’est agréable de savoir que cette commémoration pleine de sens, centrée avant tout sur ce qu’on appelle le « Carême Liménien », a un caractère éminemment jubilaire, de grâce et de pardon, de conversion sincère et de réconciliation, avec le propos de vivre en profondeur le mystère de la croix sur laquelle le Christ a racheté tout le genre humain.
En effet, c’est en Lui qu’est le salut, du fait qu’il a vaincu sur la croix le péché et son pouvoir tyrannique, pour que tous participent avec Lui à la gloire de la résurrection. Telle est l’expérience des dévots et des pèlerins, accablés parfois par le poids de leurs fautes, de leur faiblesse ou de beaucoup d’autres préoccupations qui déchirent leurs cœurs. Eux ressentent très en profondeur les paroles de Jésus : « Venez à moi…, et moi je vous donnerai le repos » (Mt 11,28). Unis à Lui, avec la force de la grâce qu’Il continue à nous dispenser abondamment, et particulièrement à travers les sacrements, nous trouverons nous aussi l’audace de Pierre pour nous élancer de nouveau dans les eaux, en dépit des pressentiments les plus sombres (cf Lc 5,4).

En cette circonstance, je me sens uni spirituellement à la joie de tant de Liméniens et de Péruviens due à cette occasion singulière de se retrouver à nouveau avec le Christ qui a voulu manifester sa proximité intime à travers cette image séculaire, et je les exhorte ardemment à renouveler leur foi et à fortifier leur espérance. Chacun d’entre eux, de même qu’aussi le peuple péruvien dans son ensemble, doit éviter de tomber dans le découragement devant les circonstances adverses, ni chercher des refuges étrangers et illusoires. Les paroles de Jésus continuent d’être une source inépuisable de vitalité : « Dans le monde, vous aurez des tribulations. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn 16,33).

Je demande au Seigneur des Miracles qu’Il protège les Liméniens, qu’il change ceux qui portent sur leurs épaules son image en porteurs du Christ avec aussi leur foi et leur témoignage de vie irréprochable, qu’Il transforme en vrais imitateurs de Jésus ceux qui revêtent la tunique nazaréenne, et qu’Il répande sa grâce sur tous ceux qui l’invoquent avec dévotion.

En recommandant à la Vierge Marie, qui fut celle qui suivit le plus fidèlement son Fils jusqu’à la Croix, la communauté carmélite qui continue la tradition des « fidèles gardiennes et servantes » de la vénérable image, de même que les Pasteurs et les fidèles de Lima, je vous accorde avec affection la Bénédiction Apostolique.

Vatican, le 21 septembre 2001, fête de Saint Matthieu, Apôtre

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