Cathédrale d’art et d’histoire

La façade occidentale

Cette façade a été commencée sous l’épiscopat d’Eudes de Sully à partir de 1200 par le troisième architecte et poursuivie sous ses successeurs, notamment Guillaume d’Auvergne, après 1220 par le quatrième. La tour Nord est achevée en 1240 et celle du Sud en 1250.

Elle se présente comme une masse imposante, simple et harmonieuse dont la force et la sobre grandeur reposent sur un jeu de lignes verticales et horizontales :
- quatre contreforts puissants qui jaillissent jusqu’au sommet des tours et les élèvent vers le ciel. Ils nous disent de manière symbolique que cette église-cathédrale est construite pour Dieu.
- deux larges bandes horizontales qui semblent tasser l’édifice vers notre terre charnelle. Cette église-cathédrale est aussi unecathédrale pour les hommes. Ses dimensions sont imposantes :
- 41 m en largeur
- 43 m en hauteur jusqu’à la base des tours
- 63 m au sommet des tours

Par sa simplicité et son harmonie, cette façade a fasciné les historiens modernes de l’art et les architectes contemporains. Marcel Aubert écrira que c’est une des plus parfaites que le Moyen Age ait élevées, un chef d’œuvre de composition et d’exécution, quant à Le Corbusier, il parlera d’une pure création de l’esprit. Pour lui, la surface déterminante est réglée par le carré et le cercle d’où sa pureté géométrique. Schéma façade.jpeg La lecture symbolique peut nous aider à en comprendre le sens :
- le carré est le symbole de l’espace créé, limité.
- le cercle est le symbole de l’illimité, figure parfaite sans commencement ni fin, image de Dieu. Le monde de Dieu fait irruption dans le monde créé : Dieu s’est fait homme. C’est le mystère de l’Incarnation. La tête de la Vierge et de Jésus s’inscrivent exactement au centre de la rose occidentale. Le « Oui » de Marie a permis l’irruption de Dieu en Jésus dans le monde. Et Marie présente le Fils à la ville.

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© NDP

Au centre de la façade, au niveau de la galerie dite de la Vierge, une grande rose, de 9,60 m de diamètre et exécutée vers 1225, occupe le centre de la façade constituant comme une auréole à une statue de la Vierge à l’Enfant entre deux anges. A droite et à gauche, les statues d’Adam et d’Eve rappellent la faute originelle. Ces statues ont été refaites par Viollet-le-Duc au XIXe siècle.

Sous la balustrade, s’étend la large bande horizontale de la galerie des rois. Elle aligne vingt-huit statues représentant vingt-huit générations de rois de Juda, descendants de Jessé et ancêtres humains de Marie et de Jésus. Cet ensemble souligne que Marie, vraie femme, née de la race humaine, engendre Jésus, vrai homme et vrai Dieu. Mises en place dans le premier tiers du XIII ème siècle, ces statues peintes vont très vite apparaître comme des représentations des rois de France que les simples gens aimaient reconnaître. Dès 1284, c’est ainsi qu’elles sont présentées. Et cette tradition se perpétuera au cours des siècles. C’est pourquoi, au moment des troubles de la Révolution, elles subiront d’importantes mutilations comme symboles du despotisme royal et seront abattues..
- En 1843, quand les architectes Viollet-Le-Duc et Lassus reçoivent le chantier de Notre-Dame, il ne demeure aucune de ces statues. Viollet-Le-Duc décide, avec l’aide de l’atelier de Geoffroi-Dechaume, de restituer les statues que nous voyons aujourd’hui.
- En 1977, à la faveur de travaux dans le quartier parisien de la Chaussée d’Antin, 143 fragments des statues royales de Notre-Dame furent redécouverts. Ils sont actuellement exposés au musée de Cluny.

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Les trois portails de la façade et, au-dessus, la galerie des rois
© NPD

A l’étage inférieur, sous la galerie des rois, on observe trois grands portails qui ne sont pas tout à fait identiques. Le portail central, appelé portail du Jugement, est plus élevé et plus large que les deux autres, le portail Sainte-Anne (à droite ou au Sud) et le portail de la Vierge (à gauche ou au Nord). Celui-ci est surmonté d’un gâble* triangulaire. Ces portails sont ornementés d’un fourmillement de personnages et entourés dans les ébrasements* de grandes statues refaites au XIXe siècle par Viollet-le-Duc.

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Statue de Saint Denis sur la façade
© NDP

Sur les contreforts, des niches abritent quatre statues refaites par l’atelier de Viollet-le-Duc. Il s’agit sur le contrefort gauche (Nord) du diacre saint Etienne, sur le contrefort droit (Sud) d’un évêque, très vraisemblablement saint Denis, et de part et d’autre du portail central de deux allégories, la Synagogue à droite et l’Eglise à gauche.

Cette façade, jaillissant directement du sol, apparaît comme un chef d’œuvre d’équilibre et d’harmonie.

Cette façade a été commencée sous l’épiscopat d’Eudes de Sully à partir de 1200 par le troisième architecte et poursuivie sous ses successeurs, notamment Guillaume d’Auvergne, après 1220 par le quatrième. La tour Nord est achevée en 1240 et celle du Sud en 1250.

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